| Le mot du directeur
En 1985, avec un groupe d’amis médecins, nous avons décidé de créer un type de formation pluridisciplinaire regroupant les médecines de terrain. Nous avions choisi la Sorbonne, lieu hautement prestigieux pour y dispenser cet enseignement.
D’emblée, ce fut une ruée des étudiants qui correspondait à l’engouement des Français pour une médecine moins agressive et tout autant efficace.
Naturopathie, Homéopathie, Réflexologie, Médecine énergétique, Ethnomédecine, Diététique, Aromathérapie…les médecines autres, dites douces, naturelles, alternatives, différentes connaissent un succès croissant depuis plusieurs décennies. Constellation de thérapies non officielles où scintille une profusion de nouvelles pratiques de santé.
Il semble que tout puisse être trouvé dans le vaste espace des médecines alternatives : des grandes traditions religieuses et culturelles aux technologies de pointe, de la prestation médico-thérapeutique au commerce de nombreux produits naturels, des connaissances d’ordre scientifique à l’enseignement d’une médecine énergétique.
Les médecines naturelles, comme la nature dont elles se réclament, ont horreur du vide ; si on aborde l’une d’elles, par une inévitable osmose, on atteint les autres. Face à « la » médecine classique, spécialisée, « les » médecines alternatives offrent à leur public un champ illimité de pratiques. Mais au delà de l’apparente diversité on retrouve la même recherche, les mêmes désirs ; d’autonomie et de maîtrise de soi, de cohérence et d’harmonie. Les mêmes refus d’une thérapie « lourde », de la démission devant un tout-puissant savoir médical qui morcellerait le corps sans parvenir à le mobiliser.
Il est aisé de comprendre, à la lueur de cet argumentaire, pourquoi tant de médecins généralistes, d’infirmières et de particuliers se tournent avec intérêt aujourd’hui vers toutes ces pratiques parallèles : conscients de la coupure qui s’établit entre le discours social sur la santé, ils sont à la recherche d’alternatives mieux comprises de la part de la collectivité : les médecines naturelles constituent une réponse possible.
En témoignant qu’il peut exister d’autres manières d’appréhender l’Homme dans sa maladie, ces dernières aident à comprendre que les temps sont déjà venus, où une nouvelle conception de la santé et de la maladie, et, à travers elle une nouvelle médecine commence à voir le jour pour permettre à toutes ces « médecines » entre temps apurées, de s’intégrer dans un ensemble cohérent : la science médicale aura alors franchi une nouvelle étape, atteint une nouvelle marche d’où partiront les progrès futurs.
La Faculté Libre de Médecines Naturelles et d’Ethnomédecine, par la diversité de ses formations, par la compétence de ses enseignants, par ses frais pédagogiques très abordables a établi sa réputation au niveau national et international.
Si elle a permis la création d’emploi, et l’ouverture d’un enseignement aux particuliers, elle a surtout offert un cadre cohérent pour prouver que les médecines naturelles s’intégraient dans la médecine qui reste une.
Par ailleurs, elle est devenue une référence internationale avec la formation des médecins aux pieds nus qui disposent d’un outil incomparable en recourant à l’ethnomédecine et à la phyto-aromathérapie pour résoudre une quantité de problèmes sanitaires des pays démunis.
Le Directeur
Docteur Jean-Pierre WILLEM |